info@baseball.ca  (613) 748-5606

Nouvelles

Image

Merci, Jim

Par Adam Morissette

Cette fin de semaine, à St. Marys, en Ontario, Jim Baba sera intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien.

C’est un honneur tout à fait mérité pour quelqu’un qui a consacré une grande partie de sa vie à faire croître ce sport au Canada. En tant que PDG de Baseball Canada, Jim a contribué à façonner l’organisation et le sport lui-même, laissant une marque qui se fait encore sentir aujourd’hui. Ses contributions ont touché d’innombrables athlètes, entraîneurs, arbitres, bénévoles et administrateurs d’un océan à l’autre.

Pourtant, lorsque je pense à l’intronisation de Jim, ce ne sont pas les championnats, les programmes ou les réalisations qui me viennent immédiatement à l’esprit.

Je repense plutôt à l’appel téléphonique qu’il m’a passé il y a 16 ans.

En 2010, Jim a pris le risque de miser sur un professionnel des communications très inexpérimenté et m’a embauché pour gérer les communications de Baseball Canada. Ce fut l’une des occasions les plus importantes de ma vie. Avec le recul, cela n’a jamais été simplement un emploi.

Au fil des ans, Jim est devenu un mentor, un collègue de confiance, un ami et, à bien des égards, une figure paternelle.

C’est le baseball qui nous a rapprochés, bien sûr. Mais notre amitié s’étendait bien au-delà du bureau. Nous partagions un amour du sport, d’innombrables conversations sur les Maple Leafs de Toronto (beaucoup de conversations!), les pools de baseball et des soirées passées ensemble aux débuts des REDBLACKS d’Ottawa de la Ligue canadienne de football. Nous avons beaucoup voyagé pour Baseball Canada, mais certains de mes meilleurs souvenirs ne sont pas liés aux terrains de baseball.

L’un de ces voyages nous a menés à Ann Arbor, au Michigan, où nous avons vu nos chers Maple Leafs affronter les Red Wings de Détroit lors la Classique hivernale de la LNH au Michigan Stadium. Me tenir parmi plus de 100 000 partisans au « Big House » reste l’un de mes meilleurs souvenirs sportifs et un souvenir que j’associerai toujours à Jim.

La fin de semaine d’intronisation au Temple de la renommée du baseball canadien est également devenue une tradition annuelle. Au fil des ans, nous avons fait de nombreux voyages ensemble à St. Marys pour rendre hommage à ceux qui ont contribué à bâtir notre sport. Cette fin de semaine, ce sera au tour de Jim d’être à l’honneur.

Aussi remarquables puissent être ses réalisations professionnelles, la plus grande fierté de Jim a toujours été sa famille.

Il parlait souvent de sa conjointe, Penny, et de leurs enfants Jamie, Mitch et Melani. Rien ne le rendait plus heureux que de parler de ses petits-enfants. Il les aimait profondément et était immensément fier de tout ce qu’ils accomplissaient. Tragiquement, Jim leur a été enlevé bien trop tôt. Cette perte est devenue encore plus déchirante lorsque Penny est décédée quelques mois plus tard.

Pour ceux d’entre nous qui avons eu la chance de les connaître tous les deux, leur absence se fait encore sentir chaque jour.

Il y a une autre raison pour laquelle la promotion de cette année au Temple de la renommée semble particulièrement appropriée.

Jim sera intronisé aux côtés de Stubby Clapp et de Kate Psota, deux personnes qu’il respectait énormément et dont les parcours ont croisé le sien de manière significative.

Jim a été l’entraîneur de Stubby au début de sa carrière avec l’équipe nationale et l’a ensuite vu devenir l’un des joueurs les plus accomplis de l’histoire du baseball canadien. Il a été témoin direct du talent exceptionnel de Stubby lors d’événements tels que les Jeux olympiques de 2004 et de 2008, puis l’a vu contribuer à mener le Canada à une médaille d’or historique en tant qu’entraîneur aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto.

Jim a également joué un rôle déterminant dans la création du programme de l’équipe nationale féminine de Baseball Canada en 2004. Il semble tout à fait normal que Kate Psota, membre de cette équipe inaugurale et l’une des joueuses les plus accomplies de l’histoire du programme, soit elle aussi intronisée cette fin de semaine. Jim était aux premières loges à bon nombre des plus grands moments de Kate sous l’uniforme de l’équipe canadienne et aurait été incroyablement fier de la voir recevoir cet honneur.

Malheureusement, je ne serai pas à St. Marys cette fin de semaine.

Je serai plutôt à un tournoi de baseball où je dirigerai mon fils de 10 ans.

Je ne manque pas de remarquer l’ironie de la situation.

Après tous les matchs auxquels Jim et moi avons assisté ensemble, toutes les conversations que nous avons eues sur le développement de ce sport et la création d’occasions pour les jeunes joueurs, j’ai le sentiment qu’il comprendrait. En fait, je pense qu’il serait tout à fait d’accord avec ça.

La dernière fois que Jim et moi avons communiqué, c’était à peine une semaine avant son décès.

Il m’a confié que son état de santé s’était détérioré, mais il gardait espoir. Il voulait être là pour voir l’équipe du Canada disputer la Classique mondiale de baseball de 2026.

Malheureusement, il n’a jamais eu cette chance.

Mais le 11 mars, à Porto Rico, lorsque le Canada a battu le pays hôte pour se qualifier pour la deuxième ronde de la Classique mondiale de baseball pour la première fois de son histoire, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Jim.

J’ai pensé à quel point il aurait apprécié ce moment.

J’ai pensé à quel point il aurait été fier des joueurs, des entraîneurs et du personnel qui représentaient le Canada.

Et j’ai pensé à quel point ce qu’est devenu Baseball Canada aujourd’hui est en grande partie le fruit de l’action de gens comme lui.

Jim ne sera pas à St. Marys cette fin de semaine pour son intronisation au Temple de la renommée.

Sa famille le fera en son nom.

Mais tous ceux qui ont déjà travaillé à Baseball Canada, porté l’uniforme de l’équipe du Canada, assisté à un championnat national ou profité des occasions qu’il a contribué à créer savent que son héritage est déjà solidement établi.

Le Temple de la renommée du baseball canadien ne fait que l’officialiser.

Merci, Jim.


Partenaires